M__ a __d __e__ m__ o__ i __s__ e__ l__ l __e__

M__ a __d __e__ m__ o__ i __s__ e__ l__ l __e__  ♪
Là ,



_________« Je croyais beaucoup de chose mais souvent sur mes gardes. J'ai foncé dans le mur pour voir l'effet que ça faisait , un peu comme toi. Cet impact t'a bien plus affecté que moi . Je suis resté mais toi , t'es où ? Je crois je t'es perdu . »


*



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# Posté le samedi 15 mars 2008 10:46

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 08:18

C__ h__ a__ p__ i__ t__ r__ e______ P__ r__ e__ m__ i__ e__ r__ .

C__  h__  a__  p__  i__  t__  r__  e______  P__  r__  e__  m__  i__  e__  r__  .



Manhattan , une année propice






L'éternel tableau se dresse comme à chaque année depuis notre éloge. Nous y sommes arrivés avec tant de facilité , je ne m'en plains que très rarement . Je me suis habitué au quotidien lourd et chargé , tout comme toi. Je me suis habitué à un être égoïste à ses heures mais également vulgaire dans son attitude . Je suis fasciné par cette transformation qui me tiraille dans le fond . Je ne t'ai jamais rien demandé , rappelle- moi ? Ai-je commis un faux pas envers toi ? . Implacable silence auquel tu ne déroges jamais de briser . Les pupilles qui sont mienne m'ont été volées , alors qu'elles brillaient jusqu'à maintenant . Volées par un quotidien tenace qui me demande chaque jour de te voir , de te côtoyer à mes heures qui ne voient pas le bout . J'ai réuni mes forces pour te tenir tête figure-toi , malheureusement je puise trop car tu m'en demandes bien plus que ce que j'osais imaginer. Tu es le maître d'un manège à la danse macabre et contre mon gré j'en fait parti en bon danseur.



-Range ton sac , on y va .
-Je prends ma voiture , vas-y seul .


Je me permets , pour cette fois-ci , d'emprunter ma propre voiture . Une issue que je me suis bâti au fur et à mesure contre toi. Ton allure déstabilisatrice lorsque tu empoignes la porte de chambre , me rappelle pourquoi nous sommes ici . Nous allons rencontrer celle que tu me caches depuis quelques temps , ta fiancée. Tu soupires en m'observant du coin de l'½il ; ma lenteur à chercher mes clés t'agace .


-Je ne veux pas que tu me retardes dans mes plans , alors tu montes avec moi .

Tes yeux ancrés dans cette pâleur livide , je devine que tu as encore pris du temps à te maquiller pour être encore plus beau que nature . Je te préfère avec ton naturel qui te rapproche de moi . Tu n'en as que faire .
Nous avons de la chance aujourd'hui , il fait un temps à se promener dans les parcs respirant la vie. Bien sûr, il est inutile de te proposer un tel divertissement pour le moment puisque l'étouffement d'un restaurant au fin fond de Santa Barbara te plaît le plus. C'est uniquement lorsque nous sortions de notre bâtiment que j'apprécie le battement du soleil sur mon visage . Je glisse un sourire en observant que ma voiture est déjà prête.


-Tu as une voiture dégueulasse Tom, monte avec moi . me répète mon frère dans son costume sur mesure
-Elle est exactement comme la tienne .


Je m'engouffre dans ma voiture en remerciant le portier qui m'est attribué depuis bien longtemps . Je lui glisse un billet en guise de remerciement et le préviens que je ne rentrerais probablement pas. Comment est-t elle ? Je ne connais même pas son prénom , à vrai dire je m'en fiche. Le restaurant qu'a choisit mon frère se trouve au c½ur même de Manhattan , de tradition française il me semble . Mon frère a décidé depuis peu de raffiner son goût culinaire ; une drôle d'idée pour quelqu'un qui adore encore la pizzeria de notre coin de rue. C'est donc dans cette rue imposante pour son nombre en restaurants que nous arborons l'entrée . Tout est illuminé et grandiose , tout à ton image. Des arbustes sont disposés parallèlement pour nous accueillir , un peut trop vert à mon goût .


-Messieurs , bonsoir .nous salue un hôte du restaurant . Avez vous fait une réservation ?
- Au nom de Dioder
,s'empresse de répondre Bill


Je lui rends un salut de la tête pour rattraper ton éternelle impolitesse . Dès lors que nous nous conduisons à notre table , une femme se lève avec une finesse troublante . Je devine bien vite que c'est elle dont tu me parles depuis peu et dont je vois enfin le visage. Comment décrire la beauté qui se reflète dans un si fin visage ? Je n'avais encore jamais rencontré une telle femme qui incarnerait la perfection . Ses cheveux ondulent sur ses épaules nues respirant la sensualité . Kim , ton prénom me revient d'un coup , ce prénom que j'avais trouvé bien enfantin pour une femme d'un tel âge et qui te donne un charme fou à présent face à moi .

Mon appétit à présent disparu . Ma mémoire , mes goûts , mon attitude se voit changée quand je sentis une de tes jambes me frôler sous la table. Tu t'excuses poliment me laissant découvrir ton sourire radieux . J'ai envie de hurler tellement j'étouffe , de me précipiter dehors pour ne pas me rendre compte du monstre que je redeviens . Un mouvement de tête pour décaler tes cheveux me laisse échapper un étouffement . Je n'ose même plus bouger .

-Mon amour , voilà mon frère en chair et en os ! Depuis le temps que tu réclamais de le voir , j'en devenais jaloux , nous dit-il en confondant ses doigts dans ceux de Kim
-Il exagère , m'adresse-t elle en souriant , vous êtes d'une ressemblance frappante ! reprit-elle
-Oui depuis que Bill s'est enlevé cette masse de cheveux , dis-je enfin

Nous éclations de rire . Tant bien que mal j'essaye de me détendre du mieux que je le pouvais. Le malaise me donne des sueurs froides dans tout le dos et pour ne pas arranger mon cas , elle emprisonna ses doigts fins sur ma paume , pour soit disant , me découvrir un avenir dans les lignes de la main .

-Arrête chérie , tu le sais que tu as aucun don pour la voyance ! , se moque Bill en s'essuyant le tour de la bouche
-Mais c'est un jeu , Tom a donné son accord , je fais ce que je veux , se défend-elle avec un sourire en coin .


Le contact de sa peau contre la mienne m'oblige à couper ma respiration qui devenait trop bruyante . Je désirs que ce moment dure mais tout m'est interdit . Soudain elle relâche ma main et s'excuse , elle s'éclipse au toilettes. Bill l'observe de sa place , lui savourant pleinement le corps de sa Vénus , oui lui y goûte .

-Alors ? , m'interroge mon frère le sourire en coin
-Elle te correspond parfaitement Bill , je suis content pour toi .
-C'est tout ce que tu as à me dire ? Où est passé l'âme du Don Juan ? , ricane t-il en me frappant amicalement sur l'épaule .
-Tu as pris un coup de vieux en tout cas , lui adressait-je pour éviter le sujet .
-Certainement .


Kim revint à notre table , toujours aussi ravissante. Je sentis soudain une boule dans le creux de mon estomac se former . Je dois à tout prix partir , c'en est de trop pour moi . Nous n'étions même pas encore au plat principal.Je recule ma chaise et pose ma serviette sur la table .

-Je suis désolé , je viens de recevoir un appel urgent , mentais-je sous les yeux de mon frère étonné .
-Mais tu m'a assuré que tu étais libre Tom , je ...
-Ravi d'avoir fait votre connaissance Kim , à demain Bill .

Je n'eus pas la force de lui adresser la bise , son contact m'aurait enivré une fois de trop . Je m'engouffre dans la rue et accoure vers ma voiture pour y rester un moment , les bras croisés autour du volant j'y pose ma tête .

-Je veux pas ... non , c'est fini .










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# Posté le dimanche 16 mars 2008 10:33

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 12:04

C__ h__ a__ p__ i__ t__ r__ e______ D__ e__ u__ x__ i__ è__ m__ e__ .

C__  h__  a__  p__  i__  t__  r__  e______  D__  e__  u__  x__  i__  è__  m__ e__ .







La vie est une étape dont j'ai du mal à saisir le sens à vrai dire . L'être humain est-il condamné à perpétuité au travail ? Je veux donner un sens à ce mot , je veux vivre comme bon me semble ; comme-si j'étais encore un adolescent qui se croit au-dessus de tout : puissant . L'étouffement du monde dans une aussi grande ville devient lourd , pesant pour moi. Un retour aux sources me feront du bien et je dois m'éloigner un moment pour m'évader , un moment . J'aperçois de mon siège qui n'est pas placé près d'un hublot , le paysage de ma terre d'enfance. Les nuages dansent au-dessus , je suis déjà heureux d'en finir de ce voyage. Qu'est donc un bon bretzel si il n'est pas allemand ? Ceux de Stuttgart ne valent même pas le meilleur hot-dog de Manhattan, ils sont succulents et croustillants . J'entends ma langue natale de partout . Une vague d' émotion m'envahit , comme un flash back de mes années étant plus petit , une douceur qui me fige sur place dans l'allée qui me sépare de l'avion et de l'aéroport .

- Tom ! Je suis ici
, s'exclame quelqu'un .


Je reviens à moi même en observant que je suis resté planté bêtement dans ce tunnel . J'aperçois ma cousine, Elise, qui me fait des petits signes des bras , je souris en la voyant . Elle ressemble terriblement à ma mère et je lui en veux de me la rappeler autant , elle , si tendre et si belle. Je me demande vraiment si elles n'ont pas eu les même parents. Je me racle la gorge avant de prononcer mon premier mot depuis mon départ .

- Elise , t'aurais pas dû venir , j'ai une voiture qui m'attends tu sais ? , lui dis-je en l'enlaçant tendrement .

Elle me sourit uniquement et insiste pour prendre mon petit sac à dos qui ne pèse pas bien lourd , d'où le fait que je lui cède au moins ce geste qui semble lui faire plaisir . Ma cousine a visiblement bien maigri et grandi , elle conserve une authentique beauté que lorsque nous étions plus jeunes . D'ailleurs je me rappelle de cette époque où nous étions des inséparables avec elle et mon frère ; le fameux trio dont on redoutait les bêtises incessantes . Elle semble s'être mise sous son bel habit pour venir me voir , une jolie robe fleurie la moulait en remontant sa poitrine de jeune femme qu'elle a accompagné d'un petit gilet crème ; je cache pas que ça me fait plaisir. Le temps qui s'est installé à Stuttgart traduit également la légèreté de ses habits. Je n'ai pas pris énormément de bagages de mon côté; c'est censé me pousser à prendre une décision me concernant.

- Je pensais que tu viendrais avec ton frère , me dit elle en m'empoignant par le bras ,vous voyagez tout le temps ensemble habituellement .
- Il est pris en ce moment , éclaircis-je s'en trop m'étaler sur le sujet
- Pris ? Mais vous l'êtes tout le temps Tomi , depuis déjà un moment d'ailleurs , rajouta Elise en m'observant du coin de l'½il .


Je n'ajoute rien parce que c'est vrai. Nous sommes pris tout le temps et j'ai décidé de prendre du temps pour une fois , mais seul . On a bien passé depuis longtemps l'âge , Bill et moi , d'être constamment ensemble dans tout nos déplacements , non ? C'est vrai que Bill l'a un peu mal pris mais sa nouvelle compagne , qui , juste à la pensée de son corps me donne des frissons de plaisir , s'est chargée de le rassurer ; ils doivent préparer leur mariage et par conséquent il n'a pas le temps de venir avec moi. Je me le garde de le dire à ma cousine , elle le découvrira toute seule , je la connais.

Ma cousine qui avait parcouru tout ces kilomètres pour venir à l'aéroport me fit de la peine et je dû me priver de ma confortable voiture à celle d'Elise qui semble bientôt rendre l'âme . Je sais même pas si sa voiture se vend encore. Elle est teintée d'un orange usé avec des portières qui ne se ferment plus vraiment et sans parler de la ceinture qui n'a plus sa place depuis un moment . Il y règne une odeur de lavande tout de même , qui camoufle apparemment une autre odeur que je n'arrive pas à distinguer. Je sursaute lorsque Elise essaye de descendre sa fenêtre qui laisse échapper un grincement aigu.

- Ma voiture n'est plus aussi jeune qu'auparavant mais je l'aime trop pour m'en débarrasser , confit Elise en retenant un éternuement .
- Je saurais quoi t'offrir à présent pour ton prochain anniversaire .
- J'aime toujours ton goût à me faire parvenir tes cadeaux gigantesques qui ne vont bientôt plus rentrer dans la maison ! , ironise-elle en réajustant sa robe qui à tendance à se soulever à cause du vent chaud .
- Tu es jolie aujourd'hui , du moins depuis que je t'ai vu tu as meilleure mine lui fais-je remarquer après que son visage vire au pourpre; ce qui lui donne un charme fou.


Elle pose sa main sur la mienne qu'elle sert , un geste maternel qui ne m'échappe pas . Au bout d'une bonne heure de route , nous arrivons dans la demeure en brique de ma tante . Elle n'a pas changé dans l'aspect , juste le jardin qui a littéralement été transformé en jardin asiatique . Un petit pont de bois nous amène dans une forêt de plantes et de fleurs tropicales que j'humecte à pleins poumons . J'aime ce paysage qui me change de ces bâtiments dont on ne voit même plus le ciel.Lorsque j'entre dans la maison , la première chose qui me saute aux yeux ce sont des petits cadres colorés avec nos photos lorsque nous avions six ans ou peut être moins. Ça remonte à bien trop loin mais je m'en souviens comme-ci c'était hier .

- Tu as certainement faim ? Je vais demander à Neya de m'apporter du pain pour ce soir , commence Elise , Maman est partie en balade avec elle , une nouvelle passion , rajoute-t- elle avec une pointe de jalousie.
- Neya ? répétais-je avec étonnement , tu as une s½ur ?
- C'est une étudiante adorable , Man' l'héberge le temps qu'elle finisse ses études , m'explique ma cousine en sortant une salade qu'elle trempe dans son évier .
- Je peux aller chercher le pain si ...
-Non , tu restes ici et tu te reposes , Neya ne devrait pas tarder à revenir , coupe Elise en m'obligeant à m'assoir tout en me tendant une tasse de café que je ne refuse pas .

Je me laisse à l'exploration du salon qui renferme tout un tas de souvenirs d'enfance; des meubles au goût encore une fois très asiatique sont disposés très harmoniquement dans la pièce. L'ambiance reposante m'aide à me détendre pour une fois et j'ai la possibilité d'observer Elise du sofa , active dans sa tâche , qui chantonne et danse dans la cuisine . Je laisse le café refroidir un moment après m'être brûler le bout de la langue et fini par être gagné par la fatigue .


*

# Posté le vendredi 25 avril 2008 11:28

Modifié le lundi 06 juillet 2009 09:04

C__ h__ a__ p__ i__ t__ r__ e______ T__ r__ o__ i__ s__ i__ è__ m__ e__ .

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Éphémère comme mon c½ur qui ne réussit pas à atteindre l'overdose ; tu déambules comme le vent autour de moi tout en me caressant la nuque de ton souffle glacée. Je sens mon sang bouillonner jusqu'à me brûler la peau recouverte de ma sueur de plaisir. Je devine à tes frottements tendres et sensuels que tu as des formes généreuses ; tu te colles à moi en me serrant pour me murmurer une mélodie dont je ne connais pas le moindre sens , ni la langue mais c'est si doux . Mes yeux bandés m'empêche de garder une véritable image de toi. Soudain ton attitude change et tu me griffes sur le torse puis me bouscule en hurlant ; pleurant comme-ci l'on t'arrachais un membre, jusqu'à ce que ta voix devienne lointaine. _______________________ - Inaudible .


-Mon dieu mais t'as vu comment tu transpires !me dit-on alors que je m'éveille en sursaut, la respiration rapide.Tu hurles depuis quelques minutes le prénom d'une jeune fille Tomi ... tout va bien ? reprend ma cousine une main sur la poitrine .
-Merde , ça recommence. lâchais-je en me laissant tomber la tête dans l'oreiller les mains sur le visage
-Un mauvais rêve , va ça passera. conclut Elise en haussant les épaules

Je transpire comme-ci je venais de courir un marathon, comme-ci je venais faire trop d'effort . Et pourtant cela est uniquement causé par un fantasme qui cesse de revenir depuis quelques temps ; il devient insupportable. Je sens une caresse sur mon torse et son contact contre le mien me donne un frisson que je dissimule en me relevant tout en lui souriant timidement visiblement gêné. Elle se contente de m'ébouriffer les cheveux et retourne dans son lit qui est situé à quelques mètres du mien , tout en baillant , elle rentre dans sa couette d'où j'observe son petit visage de femme dépasser . Je souris en remarquant la forme de ses chaussons: des grenouilles. Toute petite , elle gardait un pendentif qui lui avait été offert lors de son voyage en Inde avec ses grands parents , et celui-ci avait la forme d'une petite grenouille en or , depuis , elle en a fait toute une collection; je me demande bien si elle continue encore ? Certainement en étant moins excessive. Étant dans l'incapacité de me rendormir , j'opte pour me faire un petit déjeuner dans le jardin. Le temps semble être au rendez-vous; je sens la chaleur à travers la porte fenêtre qui me sépare du jardin . L'été..

- Je peux ? soudain , me demande-on

Comme je ne reconnais pas la voix, je me retourne pour faire face à cette étrangère. Une jeune fille à peine plus âgée que ma cousine , un simple T-shirt sur le dos qui me laisse à deviner si elle possède quelque chose en dessous , se tient devant moi la cafetière en main. Ses cheveux légèrement ondulés sont regroupés dans un chignon négligé qui lui donne cet air de femme artiste. Son petit corps menu dissimule une petite poitrine qui pointe sous se large tissu ; elle dégage une sensualité raffinée. Je lui laisse la place afin qu'elle accède aux tasses. Lorsqu'elle se met sur la pointe des pieds pour attraper sur la plus haute étagère la dernière tasse , son haut se soulève de quelques centimètres pour me laisser à la vue un dessous d'un goût d'humeur érotique. La chaleur me montant dans le corps je secoue la tête en me rendant compte que ce n'est qu'une étudiante vivant chez ma tante et je reviens à l'exploitation du jardin tout en buvant mon café.

-Pardon , mais je peux vous demander de rattraper la tasse avant qu'elle tombe ? reprend la jeune fille dans un souffle de panique.

Je me précipite à son aide en me collant contre elle afin d'éviter l'accident. Elle se retourne vers moi, le visage caché par des petites mèches rebelles qu'elle replace derrière son oreille. Je remarque ses joues virer au rouge lorsqu'elle prend conscience de la proximité de nos deux corps , alors elle se décale et me sourit en dissimulant mal sa timidité. Je retiens son regard dans le mien , deux yeux d'un vert pure , un vert dans lequel l'on peut s'enivrer de plaisir jusqu'en avoir le souffle coupé. C'est après se bref moment que je lui tend l'objet .

- Je suis désolé de vous avoir dérangé monsieur...
-Tom , je suis le cousin d'Elise et vous c'est Neya , n'est-ce pas ? enchainais-je le feu au corps


Elle hoche de la tête et reprit son activité de départ : sa tasse de café.Elle venait de m'appeler monsieur , comme une adolescente éperdument timide devant un étranger, c'est amusant. Je remarque des petites tâches de couleurs sur ses poignets et bout de doigts. J'ai peut être raison , elle doit être une artiste. Un silence s'installe une fois de plus dans la pièce , laissant le chant des oiseaux recouvrirent nos respirations. Nous ne restons pas longtemps ensemble quand ma tante , que je voit enfin depuis mon arrivé, me salut dans sa robe de chambre.

- Mon chaton , ton voyage s'est-il bien passé ? , me demande ma tante dans sa voix grisée par la cigarette.
- Oui , je suis content d'être enfin là . me contentais-je de répondre
-Vous me manquiez vous savez , et ton frère où est-il ? Encore au lit ? , reprit elle le regard doux
-Il n'est pas là , je suis venu seul , éclaircis-je le c½ur serré

Quiconque dans cette pièce pouvait témoigner de ton regard, ce regard haineux , bouillant au fond de toi-même mais tu n'en fit rien paraître autrement que par un gloussement suivit par une toux. D'un geste fatigué tu pris une cigarette que tu bloqua entre tes lèvres sèches de couleur et de vie , un peu comme cette plante qui somnole sur le rebord de la fenêtre à la peinture jaune fissurée. Une maison qui vieillis avec toi , ma petite tante, et tu continus à fumer remarquais-je en t'observant allumer cette dope. J'ai nul besoin de te demander si ton cancer du poumon s'aggrave , entendre ta voix rouiller suffit amplement. A quoi penses-tu à ce moment même ? le visage rivée sur un horizon dont tu ne donnes aucunes limites, aucunes frontières ? Si c'est à mon frère à qui tu fais illusions en gardant ce silence je peux rien pour toi ma petite tanti , je suis plus éc½uré que jamais et je lui rendrais , crois-moi sur parole. Regarde nous vraiment comme des hommes j'ai envie de te balancer mais c'est gâcher du temps puisque tu rentrerais dans un débats qui porterais sur la même conclusion : nous sommes jumeaux point. Et alors ? Bill est fiancé voire presque marié , et moi je suis la deuxième partie indépendante , celui qui gère une petite entreprise, l'homme libre. Un jour je te demanderais si tu n'as pas de préférence entre nous deux , bien qu'elle crève les yeux : c'est lui. Maintenant je suis presque trop vieux pour me battre avec tes idéologies à la con , faut dire les choses comme elles sont , qui-sait le boulanger dans le petit bourg me remonterais le moral. Comme aucunes des deux ne me daigna une parole , bien qu'elles fussent dans une conversation qui tournait autour des nuages , un sujet il me semble dans lequel je peux aussi m'intégrer , mais peu importe , j'empoigne une veste , sentant les rayons me chauffer à peine un pied dehors , j'accélère pour quitter cette maison.

# Posté le dimanche 27 avril 2008 09:21

Modifié le lundi 06 juillet 2009 09:07

C__ h__ a__ p__ i__ t__ r__ e______ Q__ u__ a__ t__ r__ i__ è__ m__ e__ .

C__  h__  a__  p__  i__  t__  r__  e______  Q__  u__  a__  t__  r__  i__  è__ m__ e__ .
Une petite allée en brique donne sur le petit bourg près de la maison. Un petit bois où les arbres tombent presque, arment l'allée en lui donnant une atmosphère féerique , un décor qui vous donne envie de vous promener un moment en s'attardant sur les bord de rivière à écouter le bruit de l'eau vous bercer. Je me souviens de grandes vacances lorsque j'étais gosse , avec Bill on se déguisaient et l'on imitaient nos héros préférés dans ce petit bois. En fait , de retourner là où j'ai passé mon enfance réveil plus de souvenirs que je ne l'imaginait. Peu importe , maintenant je suis là et je vais y rester un peu . Au moins ici l'âme de mon frère et la mienne sont unis quoique l'on face.Ouai unis .

Le temps de descendre la pente qui m'amène au petit bourg , j'aperçois près de chez ce bon vieux Pato qui semble ne pas avoir bien changé et sa boutique de fruits frais , Neya. Ses cheveux châtains libérés ondulent au grès du vent tout en remplissant son panier de fruits rouge. Sa longue robe en lin que je distingue , bien trop habitué à ce genre de vêtement d'été , lui donne une allure de jeune femme fatal qu'elle accentue avec de petite sandale ouverte lui dessinant de jolie pieds. C'est une jeune fille agréable à dévisager, sa finesse dans ses gestes , son sourire d'enfant dégageant la blancheur de ses dents. Un vrai petit fantasme.
Les mains dans les poches et décontracté , je m'avance à sa rencontre étonné qu'elle soit avant moi dans ce petit bourg qui est à peine à cinq minutes à pied.

-Tiens que le monde est petit , lui adressait-je alors qu'elle me tourne son dos nue .

Dans une grâce qui lui est propre , elle pivote sur elle-même en faisant voler sa robe dans des ondulations. Lorsqu'elle m'aperçoit c'est avec des yeux rond qu'elle me salut . En un fragment de seconde je crus m'être trompé de personne , de jeune fille. C'était impossible puisque je venais de la voir ce matin , dans sa tenue aussi légère que le temps . Mais c'est une autre Neya qui me salue , plus sûr d'elle , plus mûre et encore plus ravissante . Est-ce l'effet de ses cheveux détachés qui lui donne un air plus âgée ? Peu importe . Voyant que je reste ébahit devant elle , elle me tend une fraise avec un petit sourire en coin .

-Monsieur Pato vient de les recevoir ce matin , elles sont fraiches et succulentes , goûtez . me susurre-elle du bout de ses lèvres gourmandes.


La fraise qu'elle me tend est difforme et rongée à certains endroits mais préférant ne pas montrer mon dégoût je croque dedans à pleine dent . Elle a bien raison , les fraises sont succulentes . Un gloussement que je connais bien trop m'extrait de ce petit moment . Rondouillard dans son petit habit de fruitier , Monsieur Pato le regard éternellement pétillant , nous observe les deux mains dans son tablier vert où l'on peut y lire les initiales de la boutique.


-Eh bien ! En voilà une visite , est-ce le petit Tom qui adorait ces sucettes pétillantes ? , ricane ce bon vieux marchand dans une grosse voix .
-L'unique M'sieur Pato , m'exclamais-je stupéfait qu'il me reconnaisse après tant d'années
- Allons , rentrez avec votre amie pour boire un petit coup en l'honneur de votre retour , c'est moi qui offre ! , ajoute Monsieur Pato en tapant dans mon dos que je dépasse d'une tête .


Étant donné que je suis venus pour revoir de vieilles connaissances , pour moi , ça ne me déplait pas et je jettent un regard comme pour lui demander si cela ne lui dérange pas et tout deux d'un geste de la tête pour montrer notre accord, nous entrons. Neya emprunt une framboise avant d'entrer dans la boutique sous mon regard à la fois attendris et intrigué. Une vraie femme adolescente .


*



Les embouteillages dont on ne voit plus le bout , les hurlements des employés, les travaux en pleine route et sans parler des feux rouges qui lorsque c'est votre tour passe au rouge ne font qu'augmenter le taux d'énervement chez tout les habitants de Manhattan , et en particulier chez un certain Monsieur Kaulitz renommé supportant de moins en moins la vie urbaine .

-C'est la poisse cette ville ! J'en crois pas mes yeux , ça fait plus d'une heure que je suis bloqué , bordel !,hurle Bill transpirant l'agacement à vue d'½il.

Le chauffeur , un cure dent à la bouche se contente de ricaner face à sa réaction . Les embouteillages il en a connus des tonnes et des clients énervés de toute sorte. Bill qui n'arrive plus à patienter se précipite hors du taxi en lâchant des billets par la fenêtre du conducteur qui le salua de sa casquette. Dans sa course il trébuche une ou deux fois avant d'arriver , tant bien que mal , à la boutique la plus réputée de Manhattan qui est spécialisée dans les robes de mariée. Alors qu'il se précipite à l'intérieur du magasin , il trouve sa fiancée dans les mains de vendeuse qui ajuste sa robe . Allaitant à cause de sa course , suant avec la chaleur étouffante il dû s'assoir sur le premier tabouret avenant . Lorsque Kim l'aperçoit de son miroir géant , elle se rue vers lui visiblement énervée et accompagnée de la ribambelle de vendeuses , aiguilles à la bouche .


-Tu as vus l'heure Bill ?! Tu m'a laissée plus d'une heure avec ta tante , se précipite elle de lui dire alors qu'il étouffait .
- C'est ... les ... embouteillages ...désolé , réussit il à dire en ôtant sa cravate trop serrée .

Elle se relève brutalement en dégageant sa robe en marmonnant quelques chose d'inaudible tellement elle est énervée ,puis repris sa place sur le tabouret et tout ça sous les yeux affolés des vendeuses qui essayent tant bien que mal de réajuster la robe. Elle opta pour de la soie et du voile sous des couleurs crème , le haut sous la forme d'un bustier redonne de la forme à sa poitrine , le reste retombe dans une chute droite qui pointe à l'arrière. Il n'y avait pas de roses ni de n½uds. Un petit ruban chocolat orne son tour de taille pour tout de même casser la monotonie de la couleur crème. L'on lui servit un grand verre d'eau frais qu'il bu d'un trait .

- Et tout ça pour que cette robe me coupe la respiration , je te jure que tu me le payeras . reprend-elle de plus belle en jetant à terre un des gants qu'elle portait.

Il hausse les épaules et réajuste son costume . On lui présente le sien quand il reprit correctement ses esprits. Bill , depuis déjà son adolescence , prit une certaine importance concernant son apparence .Son ancien statut de rock star lui permis d'agrandir cette passion concernant les vêtement puisqu'aujourd'hui il tient une grande ligne de vêtement à son nom. Cependant il a un faible pour les costumes d'une des plus grandes marques de la mode : Prada . Il n'y avait pas un défilé qu'il loupa , ni aucunes nouvelles collections . Tout de Prada Bill en fait une addiction. Devant le miroir approprié pour s'observer , il se dévisage fière de lui , voire à la limite du narcissisme. Ne voyant aucun défaut au costume qu'il avait commandé sur mesure il le rendit et se rhabille pour rejoindre sa compagne qui n'est pas tout à fait satisfaite .

-Mais c'est quoi ce travail d'amateur ! En plus ce sont des rubans roses, l'horreur ! , s'affole Kim en essayant des les enlever en gesticulant sur elle-même .
-Ce n'est qu'un détail Kim , la robe te vas superbement donc cesse de hurler s'il te plaît , d'accord ? , tente de réconforter Bill en attrapant lui deux mains de façons à ce qu'elle le regarder droit dans les yeux.


Sous son sourire qui se voulait l'attendrir fit naitre au fond des yeux de Kim une noirceur traduisant son état d'euphorique. Elle bouille de plus en plus et Bill sent qu'elle va éclater d'une minute à l'autre. Il tente de l'adoucir du mieux qu'il peut en caressant d'un geste du pouce la paume de ses mains.

-Que ce passe-t-il? ,questionne-il doucement .

Il fit signe aux vendeuses de les laisser un moment seuls dans la pièce. Une fois seuls , Kim éclate. Elle se défait de sa robe qui lui empêche de respirer correctement. Sous les yeux affolés de Bill qui n'ose rien faire, elle jette à terre les gants , puis les bijoux et enfin les talons. Dans ses dessous de soie , Kim ressemble à un mannequin de lingerie , dans son corps sculpté remontant une poitrine d'une rondeur superbe s'alliant à des rondeurs trop parfaites , elle reste debout sur ses longues jambes fines et bronzées comme tout son corps. Elle enfile sa paire d'escarpin Chloé puis une jupe bustier qui lui dessine sa silhouette dans les moindres détails. Il ramasse un de ses vêtements qu'il respire sans qu'elle le voit et s'assoit débecté par la scène.

- Voilà à quoi je ressemble maintenant , à rien ! , se plaint elle en sortant de son mini sac à main un tube de gloss
- Tu es splendide mon ange alors arrête de ...
- Bill , on est seul alors cesse de m'appeler par ce nom ridicule , veux tu? J'en peux plus de faire semblant , tu vois . Qu'est ce qu'il t'a prit quand j'étais chez ta tante à me demander en mariage ?! Le contrat c'est le contrat merde. Regarde dans quelle merde je suis maintenant ! , coupe elle sèchement dans un souffle .
-Attend , ça signifie quoi là ?
-Que je me barre !


Arrachant des mains de Bill son gilet , elle se dirige vers la porte menant à la sortie et lui glissant un dernier regard puis elle claque violemment la porte pour disparaitre. Ne sachant pas quoi faire ni dire , il s'écroule sur le siège , la tête dans les mains.

# Posté le lundi 28 avril 2008 15:15

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 06:01