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C__ h__ a__ p__ i__ t__ r__ e______ T__ r__ o__ i__ s__ i__ è__ m__ e__ .

C__  h__  a__  p__  i__  t__  r__  e______  T__  r__  o__  i__  s__  i__  è__ m__ e__ .





Éphémère comme mon c½ur qui ne réussit pas à atteindre l'overdose ; tu déambules comme le vent autour de moi tout en me caressant la nuque de ton souffle glacée. Je sens mon sang bouillonner jusqu'à me brûler la peau recouverte de ma sueur de plaisir. Je devine à tes frottements tendres et sensuels que tu as des formes généreuses ; tu te colles à moi en me serrant pour me murmurer une mélodie dont je ne connais pas le moindre sens , ni la langue mais c'est si doux . Mes yeux bandés m'empêche de garder une véritable image de toi. Soudain ton attitude change et tu me griffes sur le torse puis me bouscule en hurlant ; pleurant comme-ci l'on t'arrachais un membre, jusqu'à ce que ta voix devienne lointaine. _______________________ - Inaudible .


-Mon dieu mais t'as vu comment tu transpires !me dit-on alors que je m'éveille en sursaut, la respiration rapide.Tu hurles depuis quelques minutes le prénom d'une jeune fille Tomi ... tout va bien ? reprend ma cousine une main sur la poitrine .
-Merde , ça recommence. lâchais-je en me laissant tomber la tête dans l'oreiller les mains sur le visage
-Un mauvais rêve , va ça passera. conclut Elise en haussant les épaules

Je transpire comme-ci je venais de courir un marathon, comme-ci je venais faire trop d'effort . Et pourtant cela est uniquement causé par un fantasme qui cesse de revenir depuis quelques temps ; il devient insupportable. Je sens une caresse sur mon torse et son contact contre le mien me donne un frisson que je dissimule en me relevant tout en lui souriant timidement visiblement gêné. Elle se contente de m'ébouriffer les cheveux et retourne dans son lit qui est situé à quelques mètres du mien , tout en baillant , elle rentre dans sa couette d'où j'observe son petit visage de femme dépasser . Je souris en remarquant la forme de ses chaussons: des grenouilles. Toute petite , elle gardait un pendentif qui lui avait été offert lors de son voyage en Inde avec ses grands parents , et celui-ci avait la forme d'une petite grenouille en or , depuis , elle en a fait toute une collection; je me demande bien si elle continue encore ? Certainement en étant moins excessive. Étant dans l'incapacité de me rendormir , j'opte pour me faire un petit déjeuner dans le jardin. Le temps semble être au rendez-vous; je sens la chaleur à travers la porte fenêtre qui me sépare du jardin . L'été..

- Je peux ? soudain , me demande-on

Comme je ne reconnais pas la voix, je me retourne pour faire face à cette étrangère. Une jeune fille à peine plus âgée que ma cousine , un simple T-shirt sur le dos qui me laisse à deviner si elle possède quelque chose en dessous , se tient devant moi la cafetière en main. Ses cheveux légèrement ondulés sont regroupés dans un chignon négligé qui lui donne cet air de femme artiste. Son petit corps menu dissimule une petite poitrine qui pointe sous se large tissu ; elle dégage une sensualité raffinée. Je lui laisse la place afin qu'elle accède aux tasses. Lorsqu'elle se met sur la pointe des pieds pour attraper sur la plus haute étagère la dernière tasse , son haut se soulève de quelques centimètres pour me laisser à la vue un dessous d'un goût d'humeur érotique. La chaleur me montant dans le corps je secoue la tête en me rendant compte que ce n'est qu'une étudiante vivant chez ma tante et je reviens à l'exploitation du jardin tout en buvant mon café.

-Pardon , mais je peux vous demander de rattraper la tasse avant qu'elle tombe ? reprend la jeune fille dans un souffle de panique.

Je me précipite à son aide en me collant contre elle afin d'éviter l'accident. Elle se retourne vers moi, le visage caché par des petites mèches rebelles qu'elle replace derrière son oreille. Je remarque ses joues virer au rouge lorsqu'elle prend conscience de la proximité de nos deux corps , alors elle se décale et me sourit en dissimulant mal sa timidité. Je retiens son regard dans le mien , deux yeux d'un vert pure , un vert dans lequel l'on peut s'enivrer de plaisir jusqu'en avoir le souffle coupé. C'est après se bref moment que je lui tend l'objet .

- Je suis désolé de vous avoir dérangé monsieur...
-Tom , je suis le cousin d'Elise et vous c'est Neya , n'est-ce pas ? enchainais-je le feu au corps


Elle hoche de la tête et reprit son activité de départ : sa tasse de café.Elle venait de m'appeler monsieur , comme une adolescente éperdument timide devant un étranger, c'est amusant. Je remarque des petites tâches de couleurs sur ses poignets et bout de doigts. J'ai peut être raison , elle doit être une artiste. Un silence s'installe une fois de plus dans la pièce , laissant le chant des oiseaux recouvrirent nos respirations. Nous ne restons pas longtemps ensemble quand ma tante , que je voit enfin depuis mon arrivé, me salut dans sa robe de chambre.

- Mon chaton , ton voyage s'est-il bien passé ? , me demande ma tante dans sa voix grisée par la cigarette.
- Oui , je suis content d'être enfin là . me contentais-je de répondre
-Vous me manquiez vous savez , et ton frère où est-il ? Encore au lit ? , reprit elle le regard doux
-Il n'est pas là , je suis venu seul , éclaircis-je le c½ur serré

Quiconque dans cette pièce pouvait témoigner de ton regard, ce regard haineux , bouillant au fond de toi-même mais tu n'en fit rien paraître autrement que par un gloussement suivit par une toux. D'un geste fatigué tu pris une cigarette que tu bloqua entre tes lèvres sèches de couleur et de vie , un peu comme cette plante qui somnole sur le rebord de la fenêtre à la peinture jaune fissurée. Une maison qui vieillis avec toi , ma petite tante, et tu continus à fumer remarquais-je en t'observant allumer cette dope. J'ai nul besoin de te demander si ton cancer du poumon s'aggrave , entendre ta voix rouiller suffit amplement. A quoi penses-tu à ce moment même ? le visage rivée sur un horizon dont tu ne donnes aucunes limites, aucunes frontières ? Si c'est à mon frère à qui tu fais illusions en gardant ce silence je peux rien pour toi ma petite tanti , je suis plus éc½uré que jamais et je lui rendrais , crois-moi sur parole. Regarde nous vraiment comme des hommes j'ai envie de te balancer mais c'est gâcher du temps puisque tu rentrerais dans un débats qui porterais sur la même conclusion : nous sommes jumeaux point. Et alors ? Bill est fiancé voire presque marié , et moi je suis la deuxième partie indépendante , celui qui gère une petite entreprise, l'homme libre. Un jour je te demanderais si tu n'as pas de préférence entre nous deux , bien qu'elle crève les yeux : c'est lui. Maintenant je suis presque trop vieux pour me battre avec tes idéologies à la con , faut dire les choses comme elles sont , qui-sait le boulanger dans le petit bourg me remonterais le moral. Comme aucunes des deux ne me daigna une parole , bien qu'elles fussent dans une conversation qui tournait autour des nuages , un sujet il me semble dans lequel je peux aussi m'intégrer , mais peu importe , j'empoigne une veste , sentant les rayons me chauffer à peine un pied dehors , j'accélère pour quitter cette maison.

# Posté le dimanche 27 avril 2008 09:21

Modifié le lundi 06 juillet 2009 09:07

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